Alchimie


Dieu ouvrit sa main et de son souffle puissant me dit : « Vas, tu es une bénédiction pour la Vie » Moi, petite semence, m’envolai toute étourdie Cherchant une terre accueillante Accueillante ? pas vraiment…apparemment, Je tombai comme un cheveu dans la soupe. J’y suis,……………j’y reste Très vite j’oubliai la voix divine. La germination fût pénible Enfin un brin de feuille apparut Elle poussa comme une mauvaise herbe, Indomptable, considérée telle une herbe folle. Pour satisfaire, je me transformai en chèvrefeuille, Une façon de plaire tout en m’accrochant. Un jour, je fus éveillée par une voix douce et ferme « Tu es une bénédiction pour la vie » Je mutai et me transformai en églantier, De liane, je devins un rosier sauvage De quoi révéler ma beauté Tout en essayant encore de m’agripper à l’un ou l’autre. Dieu veillait…..de buisson, il me transforma en rose. Je me façonnai et me refaçonnai La lumière éblouissant l’ombre L’ombre palissant sous l’éclat. Aujourd’hui, mes épines sont décoratives, Je me contemple dans le regard émerveillé des passants, Je reflète la beauté de la force vivante de la terre, Je suis amour du Divin, apaisant les chagrins, Je suis ray de Lumière naissant de l’Univers J’émane le reflet de Dieu « Je suis une bénédiction pour la vie ». Hedwige Unir, réparer, réunir, pardonner L’ange s’est cassé une aile pour sauver les miettes d’une union illusoire. L’élitisme, le savoir, les performances, l’intellectualisme cernaient ton horizon. Tu exigeais la perfection, j’étais le brouillon. Intolérante, dans une rigueur absolue, tu attisais ma colère En ne laissant de place à nul autre excepté à ta ressemblance. Plus ta froideur, glaçons de câlins, m’ignorait, plus je me rebellais Je t’offrais mes espiègleries , tu m’en renvoyais les sévices. Tu gérais la tête, je vivais le cœur. Justice ? injustice ? je ne comprenais pas. Folcoche !…..Bazin me comprenait Ton fils brillant élève était ta gloire Ta fille cendrillon était ton désespoir. Un jour de mon adolescence, l’univers bascula, Tu tombas dans le néant, tu essayas de mourir, Tu perdais tes repères, ton fils t’abandonnait. Je m’effondrai de même…. Le soutien paternel me sauva de la noyade, Je lui servis d’amarre. La vie couleur de mort, coula dans ton sang Veto à la vie, tu donnais place à la leucémie. La mort luttait en coulisses avec la vie depuis le début de notre rencontre. Dés le refus de ma conception, alourdi de neufs mois de souffrance Nous frôlions toutes deux la mort pour survivre. Dans un élan plus que surhumain, cherchant l’extrême en tes forces, Du fond de ton être, tu m’aidas à franchir le pas-sage vers la lumière. Là, l’ange se cassa une aile….. Après treize ans de lutte contre la mort, tu en sortis glorieuse, douce, aimante J’étais mère, je pouvais te comprendre, découvrir tes souffrances, t’accepter, te pardonner. MAMAN , En hommage à ce cadeau d’amour, Pardonnes mes haines et mes colères, merci pour ce chemin. Je te serre dans mes bras, je t’aime, ton enfant d’amour Hedwige.


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