Atelier de l’autolouange 21 septembre

Ô comme elle capte cette déesse silencieuse.

Car avant la danse cosmique et les tornades de sons, il y a le silence.

Elle a dû se résigner à une vie souterraine, elle, incandescente dragonne.

Elle a fait un pacte avec le boisseau afin de nourrir ses entrailles et ses os de substances divines, d’expériences extrêmes qui lui enseignèrent l’impossible.

Elle s’apprête à naître une seconde fois l’Amoureuse du Juste, car oui, terrible défi d’ombre elle a relevés.

Elle sait maintenant les chemins secrets pour traverser le labyrinthe de ce qui écrase, lamine, pulvérise et anéantit.

Elle a dit « oui » en noble guerrière, attribut qu’elle reçut bien avant sa naissance.

Dans une main la connaissance, dans l’autre le glaive qui tranche sans affect.

Car bien avant sa naissance, bien avant l’idée même de cette naissance, son arrière-arrière grand-mère traversait les campagnes accompagnée de sa magie et de sa médecine.

Sage femme conseillère, sa venue était attendue tout en étant crainte car ses mots étaient en Vérité.

C’est de cette trempe qu’elle est issue : où qu’elle oriente son regard et son désir, rien ne peut l’empêcher d’aller.

L’impossible est son carburant : revenir du royaume des ombres enseigne pour longtemps.

Sa langue secrète passe par la vibration.

Oh ! le monde de l’invisible ne manque pas de l’interpeller, elle, leur fille chérie d’entre toutes.

Ils savent bien de quelle lave brûlante elle est faite, et qu’elle ne s’abreuve que de cause perdue uniquement pour les faire renaître.

Ils l’aiment éperdument, la veille et la chérissent.

D’ailleurs ils lui ont trouvé son complément masculin et ainsi ils font la paire.

Deux divinités à livrer combat au péril de leur vie, l’un pour l’autre, et oeuvrant pour la rencontre de l’humain avec son pareil de lumière.

Revenons à elle, à cette incarnation de Sarasvati et Kali réuni, car c’est d’elle dont il s’agit aujourd’hui.

BARRAKA pourrait être son cri de guerre, sachant attirer à elle la chance nécessaire et le pouvoir de construire.

BARRAKA, longue lignée de bâtisseurs venus des contés de Barcelone, fuyant le joug du fascisme.

N’était ce pas déjà, l’avancée souterraine du Juste et de la vie passant à travers tout ?

Ses songes l’enseignent aussi et lui révèlent les nouvelles pistes à suivre.

Une nuit, une ourse grise lui parla.

D ressé devant elle, elle posa ses pattes sur ses épaules et la bénit.

Ainsi elle lui offrait sagesse et protection pour le restant de ses jours.

Dans les chaudes et noires mers du Sud, une famille de dauphins vint à elle pour lui dire ceci :

-« Tu as notre bénédiction et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour guider tes pas vers ce qui doit être fait dans ce monde et que toi seule peut accomplir. »

La prophétie annonce que c’est au moment de sa 45ème année que tous les liens existants qui entravaient son avancée seront dénoués.

C’est la fin de la résignation, le signe que tout l’enseignement aura été accompli et qu’elle sera seule maîtresse au commande de son magnifique destin.

Le Ciel l’avait bien compris pour initier de la sorte leur céleste jument, brûlé dans ses tréfonds pour avoir trop donné de sa confiance.

Il fallait la faire ployer dans son orgueil qui n’avait pour fonction jusqu’alors de la faire tenir debout.

Aujourd’hui cette déesse aux sabots d’argents n’a plus besoin de son arrogance pour se tenir en face de quiconque.

Elle a longuement navigué jusqu’aux tréfonds de son incommensurable blessure.

Au bout de ce long voyage souterrain, elle était attendue.

Quelqu’un était là et la regardait.

La seule chose dont elle se souvient, c’est de la douceur infini de son sourire.

Valérie

CONTACT 

Partagez-nous vos autolouanges!

ADRESSE

62 bis rue de Romainville 

75019 Paris, France

CONTACT

© 2020 par Institut de l'Autolouange

  • Blanc LinkedIn Icône
  • Blanc Twitter Icon
  • Facebook
  • Noir LinkedIn Icône
  • Noir Twitter Icon
  • Facebook