Autolouange Cécile à Trimurti le 27 mars 2010


Je suis la lumière projetée sur le mur, le mur illuminé, le mur dans la nuit.


Je suis la lumière dans l’ombre. Je suis aussi l’ombre.


Et ces centaines photos que je vois, accrochées au mur, dont je ne vois pas précisément les visages, ces photos me parlent de l’unité dans la lumière et dans la diversité.


Alors, je suis la diversité. Je suis le monde.


Et si je m’approchais encore? je veux voir les visages, les toucher de mes plus belles émotions.


Je me rapproche. Je vois leurs joies et je vois leurs peines.


J’écoute les mots, je bois les paroles et je me retrouve dans chacune. Et c’est beau, c’est beau de savoir que je suis cette photo, que je suis toutes ces photos qui apparaissent à la lumière.


Je suis leurs angoisses de vieillir, la peur de la mort, la main caressant les cheveux de mes enfants. Je suis l’alliance, le liant, l’osmose.


Je suis une femme.


Cela me donne la force et aussi l’humilité, la connivence et la fraternité.


Celaa me donne la force d’aller encore plus près, de chercher encore plus profond. Remuer la boue pour découvrir tout l’or enseveli et faire pousser de l’herbe là où c’est déjà labouré.


Je suis une femme. Je fais corps avec toutes les autres femmes. Je ne vois pas de différence. De loin les silhouettes se ressemblent, de près, je peux mieux voir la diversité de ce qui se passe dans mon corps.


Je suis.


Il n’y a rien avant, rien après. Il y a juste vous en moi et moi en vous.


Si je pouvais encore écouter plus profond? je peux écouter plus profond. encore.


Il y a les terreurs, il y a les doutes, il y a les guerres…..et il y a aussi L’Enfant.


Mais qui est l’Enfant?


Je suis l’amoureuse.


Alors je suis aussi l’homme. Ecoute, me dit la voix : Je suis la femme en l’homme et l’homme en la femme. je vois l’homme dans toutes ces photos, en oublié, en sourdine, en douleurs non dites.


Il y a un homme en moi qui dit, j’ai besoin de toi, j’ai besoin que tu me pardonnes de toutes ces atrocités.


Je vois cet homme en moi qui se réveille soudain aux douleurs du monde qui s’écroule, perdu, confus.


Alors, j’ose espérer qu’un jour, j’aurais le courage de boire, de prendre, d’étreindre toute la douleur du monde de cruauté et dire à cet homme, maintenant, je te reconnais, je te pardonne, je nous pardonne de toutes nos atrocités…faisons la paix, pour que naisse l’Enfant Sacré.


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