Autolouange du séminaire 7 février


Je suis l’arbre qui a créé la racine

Je suis la racine par laquelle coule la sève

Je suis la sève qui jaillit

Je suis le jaillissement de la vie

La source jaillissante

L’eau qui donne le feu

Je suis l’arbre de vie

Ma vie est arbre qui vole et coure

Mes feuilles font rire les enfants

Mes ramures murmurent je t’aime

Je suis cette sève d’amour qui flotte, goutte à goutte

Je m’élance dans le ciel sur la route

Je suis le chemin qui n’a pas de fin

Je suis la fin et le début

Je suis dans le sol et ce sol

Je rebondis

Je suis là, je suis ce la, cette note de musique qui vibre

Je donne le ton, ton amour

Je suis cette voie qui vibre

Je suis cette vibration qui frôle mes branches, feuille à feuille

Je suis le vent qui chante dans les branches, et caresse mon tronc

Je suis une caresse douce pour les enfants, qui rient

Je suis ce rire, un rire, le rire éclatant

J’éclate en mille éclats

Je suis cette bouche ouverte, ces yeux bleus, lumière

Je suis ce feu qui coule dans tes rêves

Je suis le rêve de la vie ce feu-là qui donne le la

Je la si do je chante

Je roule, et je nous aime

Je suis sec, je m’arrête

Je bois ce romarin

Je pique, je taris, je rien

Je suis ce rien, je suis simple

Simplement ce rien, qui écrit

Un rien magnifique

C’est beau un rien magnifique

Un silence après du bruit

Je suis ton regard qui se tait

Je suis tes yeux marron durs et doux

Je suis les deux et tout

Tout et rien

Je suis ce regard, cette main

Je suis cette douceur chaude et petite, qui réchauffe et rafraîchit

Qui respire

Je respire, j’entre moi cet air chaud et frais

Je suis ta main, petite

Je suis ta grosse main généreuse

Je suis cette transpiration

Ces gouttes de sueurs

Je chauffe, je suis le bois éclatant

Qui pète de feu

Je scintille particule éclatante

Lumière

Je suis la gerbe de feu qui coure

Et tu coures, tu respires, tu souffres

Et tu ris

Je suis un rire qui calme les plus sages

Je suis fou sage

Je sage, je sage, je nage

Je rage

Je suis cette colère qui calme

Je suis cette peur, peur, peur

Je suis oui, un oui, un arbre qui dit oui

Les feuilles, je feuille, feuille à feuille

Je suis toi, tout toi et je t’aime

Je suis ce trébuchet, qui bute

Je collapse et on rigole

Je suis merveilleux quand on rigole

Je suis fantastique de panique

Je t’aime et je me faufile

C’est pour du faux, je me perds

Je veux et je ne veux rien

Je suis celui qui ne veut rien

Je suis celui qui abandonne

Et qui donne

Je donne, je donne

Je suis la plume qui frôle, caresse ton visage, et tu m’aimes

Tu me regardes, vous me regardez

Je suis vos yeux, et plus encore

Je suis cent mots, vous êtes cent

Je suis mille mots

Je suis un silence qui se tait

Et parle, je laisse, je laisse faire

Je suis le contraire du verbe faire

Je suis la, la, la

Je m’oppresse, je suis ce souffle court

Je cette parole vide qui meuble

Je meuble tout un quartier de mes paroles

Je suis le stock Ikéa à moi tout seul

Je remplis un entrepôt de tous mes meubles vides

Et il n’y a rien

Je suis un meuble, un meuble

Qui est lourd, je suis le plus lourd des meubles

Je suis un bois de chêne

Je suis noir comme de l’ébène

Je suis ce meuble qui s’ouvre et qui éclaire

Je suis l’arbre de tous les meubles de la terre

Ils sont décorés, feuille à feuille

Je brûle, planche

Je craque, je suis debout

Un meuble grand, mince

Un meuble sans clé

Meuble, meuble de rien

Je suis ce meuble qui se tait, le silence tout entier se fait

Et j’entre dans le silence

Mon dos, ma nuque, mon espace, je passe

Je suis le passant de tout l’univers

Je suis le marcheur de tous les pèlerins

Je marche et je suis la foule

Je suis une foule merveilleuse qui porte du sable

Je suis une foule, la foule qui tombe et se relève

Je suis la foule qui s’aime et qui éclate de rire

Je suis tous, et nous marchons à l’unisson

Je stoppe, la foule stoppe

La foule s’arrête, je m’arrête

Je suis le vent qui siffle

Siffle, je suis ce sifflement de force et de joie

Je siffle, je souffle, mon souffle réchauffe les sourires

Je suis le Jacques Tati de la foule

Je suis le Charlie Chaplin des enfants

Je suis le sage au tombeau

Je suis une respiration

Je suis l’air que tu respires

Air, léger, lourd, du plomb qui vole

Je change à la vitesse d’un éclair de foudre

Je suis le même Maman

Je suis celui qui sait

Je cherche sans savoir

Je suis le chercheur qui n’a jamais fait la moindre découverte

Parce que je sais, je suis celui qui est, qui est-ce

Mais je ne sais rien

Alors, je suis ce rien, parfois

Je suis parfois, parfois je suis non

Un non buté

On ferait exploser une bombe, un missile sur le mur de mon refus

Je suis le super bloqueur, j’arrête toutes les balles

Halte-là, on ne passe pas

Un mur, le mur de Berlin était un gruyère à côté de mon mur

Je suis un mur, je suis en pierre

Je suis en brique, on ne passe pas

Je reste, je demeure, je meurs

Je ne bouge plus, je suis plus immobile que Bouddha

Bouddha est jaloux de mon immobilisme

Je suis un roc bordel

Je roc, je suis un dur

Je suis cette douleur qui plombe

Je suis du plomb fondu qui coule et se gèle

Je suis là, sans bouger

Je suis lourd, lourd comme un convoi exceptionnel

Je suis le bleu de la pierre bleue

Je suis les veines du marbre

J’immobilise tout et gèle tout sur mon passage

Je suis super fortiche, et j’ai ce pouvoir

Je suis le Roi Soleil de plomb fondu qui refroidit

Et pourtant, tu m’aimes

Et pourtant les enfants rient

Je suis faible, alanguit et je m’effondre

Je suis ce tas de pierres qui s’écroulent

Je suis un terrain vague, un monticule pour les enfants

Je suis ce pavé dans la marre

J’explose la vitre, j’éclabousse et salis

Je blesse, je blesse, je fais mal

Et pourtant tu m’aimes

Et les enfants rient

Au fond du puits coule la lumière

Je suis ce puits blanc dans lequel les enfants sautent

Je puis, sept eaux

Une eau qui coule, gouleyante

Une eau lourde et légère

RIEN NE DIS RIEN

AU FOND DU PUITS

PUIS, il y a toi Jacques-Yves

Tu montres le passage

Tout fait surface

Tu aimes les gens

Jacques-Yves, celui qui fait

Jaillir la vie

Repose-toi

On en a besoin, merci

Texte écrit par Jacques-Yves, le 7 février 2009, à la Montagne St Job , Uccle, Bruxelles – entouré de Marie, Marie-Claude, Lolie, Robin, Paul, Marie-Jo, Annick, Michèle, Léonard, et toute la lignée et tous les descendants et tous les à venir…

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