Je suis goutte d’eau, Dominique

Je suis fraicheur intense,







Je suis goutte d’eau ruisselante sur le bout de la langue,

Je suis langue tirée,

Je suis grimace clownesque de l’enfant espiègle,

Je suis course effrénée dans les dunes de sable,

Je suis vent, je siffle dans les cheveux défaits,

Je suis main posée dans la main de l’adulte, inerte,

Je suis joue blême et la larme dessus

Je suis frisson,

Je suis tremblement d’un vol d oiseau dans le ciel,

Je suis yeux interrogateurs face à la douleur, au chaos soudain,

Je suis cris souffrants apeurés,

Je suis ligne d’horizon, je viens rejoindre l’éternité,

Je suis doigt qui traine sur le dessin d’un tapis, s’arrête et repart,

Je suis corps inerte, éploré, transparent,

Je suis pomme rouge, je resplendis dans l’ombre,

Je suis enfant, je cours pour la prendre, la lancer,

Je suis enfant, je suis rire à pleine gorge de toute cette noirceur délestée,

Je suis mandarine, je scintille de mille feux dans ce désert de cris, de violence, de non-dits, de souffrances, de tortures,

Je suis fragance de parfum indien,

Je transforme toutes puanteurs,

Je suis lumière irisée,

Je joue avec l’ombre et les fantômes d’un passé moribond,

Je suis audace de vivre, audace de dire,

Je suis paroles qui célèbrent,

Je soulève le voile des générations passées : que passe la lumière !

Que vive la Vie !

Je suis émerveillement face à la beauté sans nom de l’existence, au Vivant sous toutes ses formes,

Je suis enfant, je roule, je cours et je danse dans la prairie maternelle sous un grand chêne tout couvert de fleurs multicolores.

Je suis paix profonde et persévérance patiente, éblouie,

Je reviens sous cesse à l’ouvrage par delà tout découragement,

Je suis harmonie et poésie traversées,

La lumière vient manger au creux de mes deux mains nues,

Je suis poésie mystérieuse de tout être, toute chose les nimbant de Sacré,

Je suis humilité agenouillée face à l’intensité créatrice de ce qui me dépasse,

Je suis cœur vigilant, voyageant sans cesse,

Je me cabre, voltige, J’apprend l’alphabet de l’Amour,

Je suis vêtements de l’ange. Je me déchire pour le laisser courir libre sur les nuages des cieux. J’offre l’innocente fraicheur de ma vie.

Je suis libération ouvrant avec amour la porte de la Liberté. J’écoute avec attention la vie de ceux qui me sont chers,

Je suis ange : je connais l’ombre. Je suis prise au cœur de la tempëte.

Mes mains puisent l’or de la lumière et l’éclabousse de l’ombre des songes.

Je suis prière et adoration face à Ce qui est. Je me courbe et m’incline laissant descendre et monter dans la terre et les cieux des mots de gratitude pour ce que j’ai vécu, vis et ne comprends pas,

Je suis abandon à l’immensité céleste, à la grandeur, à la poésie du monde et ses contradictions. Tout s’unit en moi, se complète et murmure : je suis ange et je suis femme.

Je suis port royal, noblesse, féminité ajourée de perles,

Mes cheveux nattés d’une exquise finesse laissent deviner la grâce de mes gestes.

Je tourne de côté ma tête. Mon visage clair se perd dans l’ombre d’un temps ancien. Il efface le temps,

Je suis chevalier à la lance ternie jusqu’à la fin fidèle à son graal, étrange aventurier. Il lacère le temps de ses recherches qui jamais ne finissent,

Je suis diadème de feu posé au milieu de la table ronde, étincelant, révélant à chacun sa destinée prochaine,

Je suis parchemin que l’on déroule contenant le secret de l’immortalité,

Je suis écriture hiérogliphyque que l’on peut étudier sans fin,

Je suis femme-loup, nature sauvage. Je hurle à la tombée du jour mes morts et mes rêves fous. Je cours dans la forêt et connais ses secrets millénaires Mes yeux brillants écoutent et inspirent mon cœur.

Je suis indienne, femme des plaines, Je suis danse-tourbillon. Je suis flamme. Je fais chanter les herbes et les arbres. Ils se penchent sur moi et bénissent mes pas.

Je suis étang plat, profond. J’absorbe les reflets de chacun pour leur rendre la sirène, le nénuphar, l’aube naissante qui sommeillent en eaux.

Je suis cascade bruissante et tourbillonnante. J’égrenne les sons du monde. Je donne dans chaque bulle naissant de mon écume une symphonie unique,

Je suis arbre bruissant de deux bouts. De mes branches vivantes partent des nuées d’oiseaux et de mes racines pleuvent des gerbes d’étoiles en feu.

Je suis fenêtre transparente, j’entre dans la lumière qui me traverse,

Je suis sensualité révélée, charme prenant distillé d’origine inconnue en cette terre,

Je suis crépitement d’une épopée millénaire. Elle jongle avec puissance et me fait fou du roi.

Je suis dresseur de chevaux. Mon âme et mon corps savent les secrets de mon cœur. J’en comprends leur fonctionnement.

Je suis pomme juteuse, cascade de goût qui ravit les papilles. Mes sens au cœur de la matière connaissent l’immortalité des Dieux.

Dominique

20 janvier 2013

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