Je suis la souffrance dses femmes, Saint-Didier juillet 2011

Je suis la souffrance des femmes,

esclaves du froid polaire de cet enfer maudit.

Je suis la jeune pousse abattue par la cognée du bûcheron.

Je suis la chênaie centenaire usée par le labeur :

genoux crevassés sous le poids des ans,

mains tannées d’avoir tordu les drapeaux de tout le royaume.

Je suis les larmes de sang

s’écoulant dans les flaques glauques

pour les poissons voraces.

Je suis le torrent charriant les détresses

de mes compagnes d’infortune

et les galets éclatant sous les battoirs.

Je suis le feu du château qui réchauffe les cœurs brisés.

Je suis le temps qui s’écoule et n’apporte que désillusion.

Je suis le gel mordant porteur de mort,

je suis l’espoir pendu aux poutres de fer.

Je suis la geôle de misère, l’angoisse du lendemain

qui patauge dans la boue et me terrasse.

Je suis la révolte, injustice criante de ce monde sans âme,

le “plus jamais ça” imposé à la gente féminine.

Je suis les mots puissants qui me délivrent de l’esclavage.

Je suis la pierre sur mon cœur oppressé

que l’approche du printemps soulève,

l’enthousiasme re-né,

passage vers un été éblouissant de chaleur

où il fait bon vivre.

Je suis la joie des enfants

plongeant leur insouciance

dans les baquets réchauffés.

Je suis la vigueur héritée des montagnes

qui me permet de traverser vaillamment ces épreuves

et fortifie mon âme pour la route du futur.

Marie-Thérèse

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