Une fleur au café de l’autolouange Léonard



Ma fleur est ce verre de Manhattan

Dont le cocktail me fait flotter

Comme une abeille à son bonheur.

Elle m’enivre et envoie en l’air

Les bulles de déprimes souterraines

Comme des oiseaux libérés s’échappant de leur cage.

Ce verre invite à un langage insensé.

Un cocktail nous poétise et

Epanouit les tristesses en louanges.

La fleur de Manhattan est un brin d’espoir,

Une volute de folie

Dans un monde de détours et de détresses.

Je lève ce verre pour que se répandent

Ses parfums célestes et que se dissolvent

Les drames des jours et des nuits.

Effluves, flottez sur les eaux profondes de l’océan sauvage

Là-bas entre Recife et Cap Vert

Flottaisons fragiles

Fleurs d’un instant

L’espoir s’est envolé de son cockpit

Quand reviendras-tu, mon phénix, mon oiseau ?

Je cherche l’ivresse au contact de cette fleur

Que tient en ses mains un moine du désert de Chine

Sur un morceau de tissu

Recueilli au musée de Berlin

Fleur d’entre les bombes

Fleur de renaissance

Fleur dans le bec d’un oiseau

Fleur que je suis



Léonard, à l’Archiduc le 21 juin 2009

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